31 déc. 2011

Alors, euro ?

Il y a de ça bientôt dix ans, une nouvelle monnaie, l’euro, faisait son apparition dans nos portefeuilles. La situation économique actuelle expliquera d’ailleurs aisément le fait qu’aucune festivité de quelque sorte que ce soit n’est été organisé à Paris, Bruxelles ou ailleurs. Mais ceci ne nous empêchera pas de nous pencher sur l’euro, de réfléchir plus largement sur la place d’une monnaie dans notre inconscient collectif, et d’apprendre à décrypter un billet en euro, ce qui permettra de vous mettre en valeur lors de dîners mondains à la capitale ou à l’occasion d’une réception chez l’ambassadeur.

Analyse picturale et sociologique de l'espèce
Une monnaie, bien plus qu’un outil d’échange, est également un point de rassemblement pour une société, tout comme sa langue ou son histoire commune. On comprend donc aisément l’importance du symbole de la monnaie unique. Cependant, une analyse rapide d’un billet de 10 euros nous mène à un constat évident si on le compare (par exemple) avec un billet de 10 francs :

Ce qui est à voir, c’est que le billet en euro est parfaitement déshumanisé. En effet, alors que les billets des monnaies nationales mettent en exergue des figures locales, comme ici Voltaire en France, George Washington aux États-Unis, ou Darwin au Royaume-Uni ; les billets européens nous présente des arches, des ponts, des vitraux… qui, tenez-vous bien, n’existent pas ! En effet, pour ne vexer personne, aucun des « monuments » présentés sur les billets en euro n’existent réellement. Ce ne sont que des créations, parfaitement artificielles, imaginées sur ordinateur ! Pour s’en convaincre, il suffit de voir la signature du Président de la BCE : elle apparaît comme une vulgaire rature au stylo au milieu de toute cette perfection propre à l’ordinateur. C'est en effet la seule chose « réelle » sur ce billet.

Or, n’aurait-il pas été beaucoup plus intéressant de nous présenter, à l’instar de Voltaire, de « Grands Européens », des gens qui ont chacun contribué à la grandeur de l’Europe d’aujourd’hui. Quid, de Charlemagne, Mozart ou Léonard de Vinci ? Et qui pourra venir se plaindre que Charlemagne fut Français, quand on sait par exemple que la capitale Aix-la-Chapelle se trouve en actuelle Allemagne ? Qui pourra venir se plaindre que Léonard de Vinci fut Italien, quand on sait que l’Italie n’existe sous sa forme actuelle que depuis 1861 ?

Si ceci peut expliquer le fait que les Européens aient du mal à s’attacher à l’Euro, les pièces heureusement ont été conçues plus intelligemment. Si le côté pile, commun à tous les pays nous présente de manière sobre la valeur de la pièce, le côté face est spécifique au pays émetteur. En effet, la France nous présente au choix l’Arbre de la Vie, la Semeuse ou Marianne ; l’Italie nous montre Dante Alighieri, l’Homme de Vitruve, le Colisée, Marc-Aurèle… j’en passe et des meilleurs. Ce rappel de la nation mère nous permet à chacun de nous identifier à travers nos pièces.


Ceci étant dit, passons à la technique.

Épatez vos amis en lisant l’historique d’un billet de banque à partir de son numéro de série
Je vous disais plus haut que les billets ne portaient aucune mention des pays européens. Ce n’est pas totalement vrai. En effet, à partir de son numéro de série que vous trouverez au recto, en haut à droite, vous pouvez deviner son pays émetteur. C’est très très simple. Suivez-moi.

Ce qui va nous intéresser ici, c’est uniquement la lettre au début (ci-dessus, U). En effet, connaissant cette lettre, vous pouvez dire dans quel pays ce billet a été imprimé. Pour ce faire, il vous faut reporter au tableau ci-après :


Donc, dans le cas de notre billet ci-dessus, nous pouvons voir qu’il a été fabriqué en France. CQFD.

Mais ne nous arrêtons pas là, et retournons notre billet. À première vue, rien d’intéressant. Et pourtant ! Si vous vous regardez bien, vous verrez dans une étoile (sur un billet de 10, 20 ou 500 euros) ou dans un rectangle (sur un billet de 5 ou 50 euros) une série de chiffres et de lettres. Il s’agit du code de l’imprimeur. Et là aussi, il y a des informations à en tirer…


NB : le billet présenté ci-dessus n’est pas le même que celui pris en exemple plus haut pour le numéro de série. Ce qui pourrait passer pour des invraisemblances n’en sont donc pas.

Observons ce fameux code l’imprimeur. Une lettre, trois chiffres, une autre lettre et encore un chiffre. Je vous l’annonce tout de go, vous pourrez bientôt à partir de cette obscure combinaison dire qui a imprimé ce billet, sur quelle machine, et quelle était sa position sur la planche de découpe. Si avec ça vous n’arrivez pas à épater la galerie je ne peux plus rien pour vous.

La première lettre, tout d’abord (ici, M). Elle désigne l’imprimeur. Là aussi, je vous prierai de vous rapporter au tableau ci-dessous :


Bon, bien entendu, à moins que cela ne vous pose problème, retenir l’intégralité de la liste est purement vain. Contentez-vous de retenir les imprimeurs français et allemands, du moins, et vous aurez déjà de quoi dire.

À présent, attaquons-nous au reste, ce sera plus simple car beaucoup plus intuitif. Les trois chiffres suivant désignent la matrice qui a imprimé le billet, la lettre désigne la colonne et le chiffre désigne la ligne (sur la planche de billets). Exemple avec notre billet ci-dessus. Son code est le M001E5. Cela signifie qu’il a été imprimé en Espagne, par la Fábrica Nacional de Moneda y Timbre, sur la première matrice, et qu’il se trouvait sur la cinquième colonne (E étant la cinquième lettre de l’alphabet), à la cinquième ligne. À savoir également, une planche de billets contient au plus 10 colonnes et 6 lignes.

Voilà, j’espère vous avoir appris des choses. Je tiens également à m'excuser auprès de mes quelques éventuels lecteurs réguliers pour mon absence inexcusable et je vous promets que 2012 sera l'année du changement. Avec toutes ces roses qui risquent de nous tomber sur le coin du nez, je dis attention aux épines.


Bonne année 2012, donc !



Nota : cet article a été également publié sur Je-Suis-Intelligent.

11 sept. 2011

Parlons d'un autre 11 septembre

Général Pinochet
Aujourd'hui, les masses gluantes de journalistes vont tous converger vers Big Apple pour commémorer ce triste jour où deux Boeing ont malencontreusement terminé leur vol dans deux buildings dont les occupants n'avaient manifestement pas prévu de mourir en ce jour, pour une cause perdue d'avance et dont il ne se souciait sûrement pas plus que ce qu'ils allaient manger ce midi.

Malheureusement, sans pour autant manquer de respect aux 2997 personnes dont les Parques ont décidé de couper le fil ce 11 septembre 2001, souvenons-nous d'un autre 11 septembre, survenu en 1973 au Chili. En effet ce jour là le général Pinochet prend le pouvoir, renversant le Président, certes socialiste, Salvador Allende. Il s'ensuivra dix-sept ans de dictature jusqu'en 1990, provoquant la mort de 2279 personnes, et plus de 29000 personnes ont été torturés. On fait moins les malins, maintenant...

Ce jour là, donc, nous sommes le 11 septembre 1973. À neuf heures du matin, le Palais de la Moneda, siège de la présidence, est assiégé. Le Président Allende y est retranché, refusant de se rendre. Malgré les propositions qui lui sont faites, il refuse de se rendre et préfère mourir en héros en se suicidant avec un AK-47. Quand le palais est envahi, à quatorze heures, Salvador Allende est déjà mort.

Les conséquences de ce coup d'état seront malheureuses pour la démocratie. En effet, le Congrès national, les Conseils municipaux, les syndicats et les Partis politiques furent dissouts ; la liberté de la presse fut abolie et un couvre-feu fut instauré ; des autodafés furent organisés avec pour but la destruction et l'interdiction de la littérature de gauche. Enfin, les opposants au régiment furent arrêtés, torturés ou exilés. Dites-vous bien que ceci a duré jusqu'en 1990.

À travers cet article plus instructif que réellement analytique, j'ai voulu vous rappeler que les médias ne sont rien d'autres que des écrans, qui ne font que retranscrire l'information selon un point de vue. De ce fait, il est fréquent que des informations soient éludés au profit d'autres, parfois d'importance moindre. La chose importante pour qu'un média parle d'une information, c'est qu'il y ait des images. En effet, sans images, il est moins intéressant de relater un fait. Comment parler de la collision d'un avion dans une tour sans image. Car là a été la force de Ben Laden : faire son attentat dans un endroit où il serait sûr qu'il y ait des caméras. J'en veux pour preuve que très peu de personnes savent qui'il y eut en fait deux autres crash ce jour là. Au Pentagone et en Pennsylvanie. Mais faute d'images, les médias s'en foutent. À méditer.

2 sept. 2011

Américains, pourquoi je vous hais





C'est indéniable, les États-Unis font rêver. La liberté, l'argent facile, la démocratie... ce sont autant d'éléments qui contribuent au rêve américain, qui ne reste souvent qu'une illusion pour des millions d'immigrants chaque année. Cependant, il continue de faire rêver la jeunesse jusque dans nos fières contrées reculés de France et de Navarre. Cependant, pour le rebelle que je suis (ceci est un sarcasme), les États-Unis continuent de m'inspirer rien d'autre que du mépris. Pourquoi, vous demandez-vous sûrement (du moins je l'espère, ce serait sympa de votre part). Je m'en vais de ce pas vous expliquer mes points de vue...

Le puritanisme
Les États-Unis sont un pays soit-disant chrétien où la morale passerait avant tout. Il en résulte une forte poussée conservatrice en politique, symbolisée par le Tea party. Cette droite populaire néolibérale en appelle à des revendications éloignées de tout pragmatisme comme l'interdiction d'avorter ou  d'avoir des relations sexuelles avant le mariage... pouvant virer à l'islamophobie ou au racisme, surtout depuis les évènements du 11 septembre 2001. Ce rejet est d'ailleurs quasi institutionnalisé avec l'obligation d'être né aux États-Unis pour se faire élire Président.

La sous culture
Les États-Unis ont largement contribué à la diffusion de leur connerie à travers le monde. Hollywood, de par sa puissance de frappe, internationalise ses excrémentscontribuant ainsi grandement à l'abrutissement général. L'industrie musicale n'est pas en reste avec des productions frôlant le crime auditif, développant à grande échelle des sous genre comme le rap, le pire étant peut-être que des Français tentent de s'en inspirer. Parlons également de la gastronomie (Oui, j'intègre la cuisine dans la culture. Je suis Français moi monsieur). Il en effet de notoriété publique que les États-Unis sont un vivier d'obèses, notamment à cause de la restauration rapide, très bien dénoncé par Morgan Spurlock dans le film Super Size Me. Citons enfin la télévision et les programmes de télé réalité, véritable arme de destruction massive, concept malheureusement largement diffusé en France par TF1 et M6.

La mentalité pionnière
Les États-Unis sont un pays de pionniers, peuplé à l'origine par quelques immigrants tout juste débarqués d'Europe. Ces derniers ont connu la vie à la dure, habitué à se débrouiller par eux-mêmes sans aucune aide. Cette mentalité est restée depuis et s'illustre par exemple par le port d'arme, autorisé à partir de 16 ans (sachant bien entendu que les Américains n'ont le droit de boire de l'alcool qu'à partir de 18 ans), droit fortement défendu par le puissant lobby de la National Riffle Association. Cette organisation se protège derrière le deuxième amendement de leur constitution qui garantit pour chaque citoyen le droit de porter une arme pour se défendre (si c'est pas une preuve de connerie). La méfiance envers l'état est en effet importante et les Américains préfèrent compter sur eux-mêmes pour se défendre, avec bien entendu les dommages collatéraux comme le fort taux d'accidents domestiques. On citera également la piètre qualité de leurs services publics, l'exemple le plus flagrant étant leur protection sociale inexistante, ainsi que la subsistance toujours de la peine de mort.

Ils sont cons comme des bœufs et nombrilistes
Ce sont des abrutis de premières, abreuvés par la télévision et Hollywood depuis leur plus jeune âge. Ils veulent gouverner le monde mais ne sont pour la plus part jamais sortis de leur pays ou même de leur état. Ils considèrent la France comme un vivier de communistes alors que nous ne faisons que préserver un semblant d'équité. La vérité est qu'ils pensent tout contrôler mais ignorent tout de leur environnement, car quand on reste sur son continent sans voyager et se soucier de ce qu'il passe en Eurasie ou en Afrique, on ne peut avoir d'avis sérieux sur ce qui se passe ailleurs dans le monde. Une petite vidéo pour illustrer tout ça :



***
Je ne sais pas si cela vous aura convaincu, mais j'ai bien conscience que ma connaissance partielle du sujet peut m'amener à faire d'éventuels raccourcis. Quoiqu'il en soit, je vous invite à donner votre avis dans les commentaires pour me corriger éventuellement :)

8 juin 2011

Du fond, bordel !

Cette homme tue l'information tous les jours à 13 heures.
Et pourtant, son JT est le plus regardé de France.

Suivant de près l'actualité, je regarde régulièrement le journal de 20 heures, généralement sur France 2, par pure habitude. Cependant, depuis quelques temps, quelque chose me frappe et m'atterre plus que tout : c'est le manque de réflexion flagrant dans les sujets présentés.

En effet, les « journalistes » préfèrent s'attarder sur la forme, disserter sur les contours d'un problème, plutôt que de vraiment creuser le fond. Et c'est vraiment se foutre de la gueule du monde, parce que moi, pauvre bougre, j'aimerai bien par exemple qu'on m'explique pourquoi l'euro est en crise plutôt qu'on paie des journalistes à regarder les prix augmenter au Leclerc de Boulogne-Billancourt.

Autre chose, s'il y a bien une chose que j'abhorre dans le journalisme moderne, c'est cette propension qu'on les reporters à aller demander leur avis à des gens qui ne s'y connaissent absolument pas ou alors dont l'opinion est absolument inintéressante dans le contexte de l'investigation, juste pour le plaisir de recueillir l'avis de Français moyens. Welcome in the wonderful world of the « micro-trottoir » !


Exemple :

On voit bien ici les gens interviewés enchaîner les généralités sans intérêts, avec pléthore d'approximation et de mauvaise foi. Et le généraliste d'en tirer immédiatement quelques conclusions hâtives, estimant sûrement que la vérité se trouvait dans la rue. Quelle misère...


Enfin, abordons à présent un autre aspect du problème : les journalistes qui ne traitent pas du sujet du tout. C'est à dire que dans leurs éditions ils ne parlent pas de certains sujets, pourtant cruciaux. Exemple simple : pourquoi personne ne parle de la crise sociale et économique qui se joue en ce moment en Grèce ? Tout simplement parce que le sujet n'intéresse pas le grand public. C'est trop compliqué à comprendre. Forcément, si on commence à prendre les Français pour des cons (et ces messieurs-dames de la télé ne se gênent pas), on risque d'éclipser pas mal de sujets.

Du coup on parle de quoi ? De tout et rien. Des massages des pieds, des gestes obscènes à l'Assemblée, des petites phrases inintéressantes prononcées par des politiques qui le sont tout autant. Mais surtout pas de sujets de fond, ça ennuie les gens.


Ceci étant dit, si vous voulez avoir l'exemple type du journal qui cumule tous ces clichés, je ne peux que vous recommander le journal de David Pujadas. C'est du lundi au jeudi à 20 heures et c'est de plus en plus merdique. Ce brave monsieur pose des questions inintéressantes à ces invités, fait des reportages au cours desquels on apprend strictement rien, ou qui à coup sûr vous feront chialer en vous montrant la fabuleuse aventure de Simon, jeune collégien paraplégique qui voit la mer pour la première fois. Ralala...

Maintenant, si vous voulez vous tenir au fait de l'actualité, la vraie, je vous conseille la bonne vieille presse papier ou sa version internet (Le Monde, Le Figaro...). À la télé, le JT de Canal + se vaut bien. À la radio, mon père vous recommande le journal de France Culture. Sur Internet, quelques sites d'information tirent leur épingle du jeu, comme Slate ou Atlantico. Enfin, je vous dirigerai vers un blog qui, bien que très pessimiste quant à l'avenir de notre pays, livre quotidiennement une analyse souvent pertinente d'un fait d'actualité.

Ceci étant dit, bon vent :)

20 avr. 2011

Bientôt la fin

Tympan de l'abbatiale Sainte-Foy-de-Conques (Aveyron),
représentant le Jugement dernier

J'ai choisi aujourd'hui de traiter d'un sujet qui pourra dérouter certains habitués, et qui s'éloigne pas mal de mes productions habituelles : la mort. Pourquoi ce sujet là, je ne sais pas. Mais ça me trotte dans la tête depuis déjà un petit moment et j'avais envie de partager avec vous mes réflexions sur le sujet. Ça changera de la politique, ce qui ne sera pas pour me déplaire.

Ce qui me trouble d'abord dans la mort, c'est le fait que l'on ne soit plus. J'avais déjà eu du mal à admettre le fait que j'étais quelqu'un, le fait que j'étais le représentant d'une conscience sur Terre ; il me faut maintenant admettre qu'un jour viendra je n'existerai plus. Je ne penserai plus. Je ne serai rien.

J'ai de ce fait pris conscience que le temps qui nous est alloué est court et qu'il faut en profiter. Puisqu'elle est incontournable, je me permets de reprendre la citation consacrée de Socrate Horace :
"Carpe diem quam minimum credula postero."
Traduction : "Cueille le jour sans te soucier du lendemain."

Ce qui m'effraie le plus, c'est que malgré m'être juré d'appliquer cette formule à la lettre dans ma vie de tous les jours, je n'en profite absolument pas, et cela par simple paresse. Je ne veux qu'une chose : connaître dans ma vie tout ce que j'ai toujours voulu avoir : l'amour, la reconnaissance et le pouvoir. Même si ces valeurs peuvent paraître égoïste, je l'assume pleinement. La vie est trop courte pour qu'on la consacre aux autres et non à soi.

Pour me "rassurer", je me raccroche à quelque chose de souvent décrié mais qui pour ma part me fait le plus grand bien : la religion. Attention : bien que me sentant plus proche de la religion catholique, je reste pour ma part agnostique. Disons que je ne fais qu'espérer. Espérer qu'une puissance supérieure se déclare, assurant ainsi notre avenir, même après la mort. Imaginer par exemple que le Jugement Dernier arrive un jour, me permettant de rejoindre le paradis ou l'enfer, me remplit d'une joie indescriptible.

Je me pose aussi la question de "Comment rester ?" Comment faire pour que même après ma déchéance je continue de vivre dans les mémoires. Je refuse en effet catégoriquement de mourir anonymement, dans le désintérêt le plus total. Je veux que l'on se souvienne de moi, à la manière des grands hommes que l'on enterre au Panthéon et/ou que l'on glorifie de statues. Maintenant, qu'importe la manière... Je pourrais écrire des romans, faire de la politique, monter une multinationale, ou tout à la fois, je ne sais encore. Mais ce qui est sûr, c'est que le temps passe.

***
Ouah, jamais mes réflexions n'auront été aussi personnelles :)




EDIT : un ami latiniste m'a vigoureusement rappelé à l'ordre. J'avais en effet honteusement confondu Horace et Socrate quant à la paternité de la maxime "Carpe Diem". Il a été procédé les modifications nécessaires.